Pour une approche géopoétique de la lecture. Avancées dans l’univers de Victor Segalen

dans Rachel Bouvet et Kenneth White [éd.],
Le nouveau territoire. L’exploration géopoétique de l’espace, Université du
Québec à Montréal, Figura, Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire,
coll. « Figura », n° 18, 2008, p. 127 – 145.

Champ de recherche et de création, la géopoétique vise à
concilier deux démarches différentes, l’une orientée vers la
connaissance et marquée par la rigueur et la logique, l’autre
vers l’écriture ou la pratique artistique et faisant jouer les
ressorts de l’intuition et de la sensibilité. Ceux qui possèdent
un bagage scientifique, ou disons académique, étudient
les œuvres créées dans le champ géopoétique et tâchent de
mettre en évidence l’intérêt de cette ouverture sur le dehors,
en privilégiant toujours nettement une démarche analytique
et réflexive mais en laissant place à leur propre sensibilité.
Ceux qui ont développé d’abord et avant tout leurs facultés
créatrices tirent parti des réflexions philosophiques sur le
rapport au monde, des connaissances scientifiques, de leur
propre expérience du monde sensible, afin d’évoquer à l’aide
des mots, des images ou des formes plastiques l’univers dans
lequel ils évoluent. La lecture occupe une place importante
dans cette démarche : il suffit de songer aux nombreux
« compagnons de route » de Kenneth White, dont il parcourt
assidûment les œuvres dans ses essais, à l’affût des pensées
proches de la géopoétique. ( la suite ici )

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