Fin d’automne

Le vert persiste sur les pierres
Quelques fougères s’attardent encore

Suivre du doigt les fractures de la roche
Effleurer les lichens rêches
Sans pouvoir déchiffrer ces cartes abstraites

Caresser la mousse qui se loge partout
Juste pour avoir la sensation d’être là

Un papillon absorbe les nuances du bois mort
La légèreté de la feuille
Le silence du mont

Des feuilles de hêtre solidement accrochées aux branches
Délicatement enroulées sur elles-mêmes
Parchemins retenant leurs secrets

Un cri fait lever la tête
Les outardes en plein ciel

Des centaines d’oies bruyantes et batifolantes
D’une rive à l’autre du lac Hertel
Impatientes de repartir

Publicités

Fougères

À mon tour d’ajouter un réseau, celui des fougères du Mont St-Hilaire.

D’après les documents que j’ai pu consulter, elles représentent 6% des plantes présentes sur le mont. Si mon oeil a été ainsi attiré par les fougères tout au long de la marche, c’est sans doute parce que je revenais d’une ballade dans la forêt de Fougères… Je dirais qu’elles ont formé 50% des plantes que j’ai vues ce jour-là ! Parmi la trentaine d’espèces de fougères présentes sur le mont, j’en ai repéré quelques-unes. Je vous laisse saisir les différences entre celles que j’ai photographiées. J’ai fait quelques recherches, mais ce n’est pas facile de s’y retrouver. J’ai cru reconnaître le dryopteris (la grande fougère tout en dentelles), l’adiantum pedatum (les feuilles disposée en rond, avec des lobes simples) et le polypodium… ai-je rêvé ? S’il y a des spécialistes parmi vous, éclairez ma lanterne…

L’impatiente du cap

Baies de sureau et de cornouiller

– les baies du sureau
– les baies du cornouiller du Canada

(n.b. N’oubliez pas de cliquer sur l’image pour la voir en entier!)

Solidago !

Juste avant le sommet de Dieppe, nous avons eu la surprise de trouver, près des pierres du pique-nique, des solidagos… Pour ceux qui n’étaient pas à l’atelier de la forêt, c’est la fleur que nous avons cueillie, séchée, malaxée, bue, touillée, etc. pour faire de la teinture, de l’argile, de la pommade, de la poésie… en compagnie de Domingo. (voir le carnet Derrière l’écorce)
***
Jean-Simon nous avait recommandé d’aller voir le pré durant l’été. J’ai donc emprunté le sentier de Burned Hill (orange) pour le retour. C’était un champ de solidagos… un clin d’oeil géopoétique…

La couleuvre rayée… à moitié cachée…

Lumières d’été

En pleine avrillée

En pleine avrillée
le bourgeon
tout recroquevillé

Variations printanières

Premier temps, furtif,
d’un rythme à quatre saisons
Le chaton d’avril