De calanque en bayou

Le hasard m’a conduit en moins de deux semaines des calanques de Marseille aux bayous de la Louisiane, des dentelles de calcaire aux cyprès chauves pétrifiés, de l’eau de roche aux eaux troubles, de la transparence azurée aux marécages verdâtres.

Érodée par le vent et l’eau, la pierre repousse de son mieux la végétation. De maigres silhouettes de pins tentent malgré tout de se frayer un passage. Dans les méandres laissés par le Mississippi, les branches s’étirent si loin qu’elles semblent chercher leurs racines profondément enfouies dans l’eau et le sable, là où l’idée même de la pierre semble inexistante.

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