Quand l’Amazone rencontre le Sahara

Geopoética : tel était le thème de la 8e biennale internationale d’art de Mercosul cette année à Porto Alegre. L’artiste brésilienne Mayana Redin y exposait une série de cartes axées sur la rencontre de territoires géographiques. Ici, c’est le fleuve Amazone qui traverse le désert du Sahara (les taches de lumière se sont invitées au moment de la photographie, elles ne sont pas sur les cartes). Ailleurs, l’île de la déception fusionne avec l’île de la désolation… Allez voir son blogue, il y a des images saisissantes.

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La carte dans une perspective géopoétique

Résumé
Cet article propose une réflexion sur le rôle de la carte en géopoétique.
Après un examen des composantes générales de la carte et de l’ima-
ginaire cartographique, deux exemples dans lesquels la lecture de la
carte déclenche l’écriture sont étudiés : la « navigation géopoétique »
d’Aurelia Arkotxa à travers des routiers-viatiques de Terre-Neuve et
l’élaboration du poème chez Kenneth White. Ensuite, les gestes de
la cartographie sont remis en question afin d’ouvrir la réflexion sur
une nouvelle manière de créer des cartes, favorisant l’interaction entre
l’être humain et le dehors, la saisie concrète et sensible du lieu plutôt
qu’une saisie abstraite et conventionnelle, le maintien d’une relation
avec l’événement, la recherche de nouvelles conventions et de rapports
diversifiés entre les lieux et les signes. Lorsqu’elle est envisagée dans une
perspective géopoétique plutôt que dans l’optique géographique habi-
tuelle, la carte a tendance à perdre son rôle de médiation technique,
d’outil pratique servant au déplacement, pour acquérir une dimension
discursive et esthétique, pour tenter d’exprimer les sensations vécues,
les réflexions menées au croisement des disciplines, et pour rendre
encore plus manifeste l’appel du dehors.

Texte complet : La carte dans une perspective géopoétique