Rencontre à la librairie du Québec à Paris suivie du lancement de « Ville et géopoétique »

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Café géopoétique le 12 novembre à 19h à La Tienda (Verdun) – Autour du livre « Vers une approche géopoétique »

Capture d'écran 2015-09-18 17.15.23 Si j’ai dédié ce livre à tous les membres de La Traversée, l’Atelier québécois de géopoétique, c’est parce que j’y fais le bilan de dix années riches en discussions et en explorations diverses, d’un atelier nomade à un autre. Il y est souvent question de lecture, aussi, de la lecture des oeuvres de Kenneth White, de Victor Segalen et de JMG Le Clézio, bien sûr, mais aussi de l’ancrage géographique de la lecture. Il était donc inéluctable de convier les lecteurs à un café géopoétique pour en parler, afin de perpétuer une tradition fondée sur l’échange et le partage des idées. Vous trouverez les détails de cette rencontre, qui inaugure un cycle de cafés géopoétiques, sur le site de La Traversée

À tous ceux qui sont loin du Québec: que vous soyez membre de l’Institut international de géopoétique, d’un autre îlot de l’Archipel géopoétique ou simplement intéressé par le sujet, sachez que mon essai a enfin terminé sa traversée de l’Atlantique et que vous pouvez maintenant le trouver à la Librairie du Québec à Paris ou le commander en librairie. Vous pouvez aussi vous procurer une version électronique sur le site des puq

Bonne lecture!

L’urbain en cartes géopoétiques

En collaboration avec Yannick Guéguen. Communication présentée à la Journée d’études « L’urbain en cartes virtuelles » organisée par Annie Gérin et Magali Uhl (CELAT) à l’UQAM le 30 avril 2015.

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Cette conférence présente différentes expériences menées à La Traversée, l’Atelier québécois de géopoétique:
– L’atelier de cartographie dans les ruelles montréalaises animé par l’artiste multidisciplinaire Suzanne Joos. Cette expérience l’a amenée à s’intéresser par la suite aux craquelures d’asphalte et aux trottoirs. Voir l’exposition « Traces et empreintes urbaines » sur son site web: http://www.suzannejoos.com
– La carte-partition du Montréal souterrain réalisée par Yannick Guéguen, membre du collectif Audiotopie et de La Traversée, disponible à l’adresse: https://vimeo.com/118283306
Cette carte sonore cherche à la fois à traduire les impressions sensibles du lieu en rappelant le rythme de la marche grâce à un tempo particulier et aux bruits caractéristiques de l’endroit, et à combler l’absence de cartes des souterrains en proposant une coupe originale, fondée sur une « élévation éclatée ».
Lire la suite: Conf_cartes_RB_YG

« Pour une approche géopoétique du récit de voyage »

Un article écrit en collaboration avec Myriam Marcil-Bergeron et publié en ligne dans le dossier de la revue Arborescences (Études françaises, Toronto) consacré aux liens entre la littérature et l’espace. http://www.erudit.org/revue/arbo/2013/v/n3/index.html

Vallée du Drâa

Vallée du Drâa

Cet article présente les bases du mouvement initié par l’Institut international de géopoétique. La dimension transdisciplinaire de ce champ de recherche et de création, fondé par Kenneth White en 1989, de même que la prédominance de certains principes tels que le nomadisme, le dehors et la critique radicale, rejoignent plusieurs préoccupations propres au récit de voyage, situé au croisement de la littérature et de la géographie. L’approche géopoétique ouvre la réflexion aussi bien sur le pôle poétique, soit le rapport intrinsèque entre le voyage vécu et l’écriture du voyage, que sur le pôle de la lecture, qui implique de prendre en considération la subjectivité du lecteur et son propre rapport au monde. L’examen de quelques Écrits sur le sable d’Isabelle Eberhardt donne l’occasion d’explorer différentes notions importantes en géopoétique telles que le paysage, la polysensorialité et le mouvement.

Géopoétique, géocritique, écocritique: points communs et divergences

Conférence présentée à la MSH de l’Université d’Angers le mardi 28 mai à 18h en tant que professeure invitée par le laboratoire CERIEC (Centre d’études et de recherche sur imaginaire, écriture et cultures).

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La géopoétique, la géocritique et l’écocritique ont été fondées à quelques années d’intervalle, entre la fin des années 80 et le début des années 2000, en France pour les deux premières et aux États-Unis pour la troisième. Elles ont toutes trois en commun le fait de vouloir replacer le lien entre l’homme et la Terre au centre de la réflexion. Géo-centrée – géo en grec signifie la Terre – ou éco-centrée – oikos, la maisonnée en grec, est à la base du concept d’environnement–, elles ont également comme point commun d’accorder une place prépondérante à la littérature. Ces trois mouvements se sont développés de manière indépendante, sans que de véritables liens se tissent jusqu’à présent. (Lire la suite ici)

Conférences à l’Université d’Angers

http://www.univ-angers.fr/fr/international/actualites/visite-de-rachel-bouvet-professeure-a-l-uqam.html

Nord/Sud: entre boussole et rose des vents

(Préface pour le numéro 17 de la revue Postures à paraître sur le site : http://revuepostures.com/)

Rose des vents
Nord/Sud : deux points cardinaux essentiels pour se repérer dans l’espace, deux hémisphères, l’un gouverné par l’étoile polaire, l’autre par la Croix du Sud, deux directions offertes à la pensée le long d’un axe qui sous-tend l’une des principales lignes de force de l’imaginaire. (lire la suite ici)

La Bretagne comme ancrage

Un paysage à partager: celui de l’océan tel qu’on peut l’observer le long des côtes bretonnes sculptées par l’eau et le vent. Un paysage longuement écouté, goûté, humé, aimé, contemplé depuis les hautes falaises, en marchant sur le sable, ou en étant bousculée par les vagues, un paysage ayant laissé en moi des traces durables puisqu’il m’habite depuis l’enfance. C’est face à l’horizon marin que j’ai connu les premiers moments d’émerveillement face à la beauté du monde. Je suis restée sous l’emprise de cet élan si particulier fait de désir et de curiosité que suscite la vastitude, positionnant l’esprit dans un mouvement d’ouverture. Si ce paysage fondateur me procure un sentiment d’être-au-monde d’une telle intensité, c’est sans doute parce que mon ancrage y est très profond. Mais qui dit ancrage annonce en même temps le départ, le voyage. C’est tout le contraire d’un enracinement, d’une fixation de l’identité dans un territoire. Lors d’un récent séjour à Brest, dans le Finistère, j’ai compris pourquoi il m’est si difficile de faire ce que la plupart des gens font sans mal, c’est-à-dire habiter un même pays toute une vie durant. J’ai beau faire, je ne peux m’empêcher de me projeter vers un ailleurs, vers des lointains inconnus qui m’attirent comme des aimants, puis vers des territoires connus et aimés qui me ramènent à eux, où que j’aille. Le fait est que je ne peux rester trop longtemps éloignée de la Bretagne. Après un certain temps, je ressens une douleur sourde, un mal à l’âme qui me fait chavirer, rendant le quotidien insupportable, et je ressens le besoin, physique, de marcher sur le sentier des douaniers pour rêver pendant des heures, de m’asseoir près des touffes de bruyère pour que mes pensées puissent se dévider dans les bourrasques et suivre les lacis de l’écume en bas des rochers, de nager dans l’eau salée jusqu’à être totalement submergée par la fascination sans bornes que procure l’océan.
Alors j’y retourne, encore et toujours. La lame de fond qui me ramène à mon ancrage premier apporte à chaque fois son lot de découvertes. J’ai intégré sans m’en rendre compte le mouvement du ressac, un mouvement devenu tellement familier qu’il fait maintenant partie de mon identité. Ceux qui ont vécu près de la mer comprendront comment un tel accord avec l’élément aquatique en vient à se nouer, comment on finit par incorporer le rythme de la houle, comment un calme intérieur nous habite après d’interminables marches le long de l’océan, le regard rivé sur les vagues ou sur les goélands, la peau et les cheveux caressés par le vent, et le bruit réconfortant de la mer toute proche, se fracassant sur les rochers aux formes extravagantes. Le paysage maritime est soumis à une tension constante entre la crête et le creux de la vague, entre le flux et le reflux, entre le proche et le lointain. Il vibre au rythme cosmique de la marée, tributaire de la force d’attraction de la lune. Tandis que les chocs répétés de l’eau sur la pierre et les rafales soufflant sur la lande cisèlent le granit, les vagues remuent sans arrêt les algues, les coquillages ainsi que les fines particules recouvrant la grève et finissent par arrondir les pierres prises dans leur roulis. Vivre à l’unisson de cette force gigantesque, sublime, c’est aussi côtoyer une douceur infinie, celle du galet dans le creux de la paume, celle du sable sous le pied, celle du souffle sous l’aile de la mouette. Empreint de force et de douceur tout à la fois, le paysage maritime accueille autant les déchaînements les plus formidables lorsque des tempêtes font rage que les sons mélodieux des flûtes ou des harpes celtiques en temps d’accalmie.

Représentations de l’espace et genres littéraires

Conférence sur les Représentations de l’espace et les genres littéraires (récit de voyage, roman, récit fantastique) présentée au séminaire « Vers une géographie littéraire? » de Michel Collot et Julien Knebusch à Paris-III (Sorbonne Nouvelle) le 6 avril 2012.
Vous pouvez visionner la conférence sur le site « Vers une géographie littéraire » (il s’agit de la sixième séance) à l’adresse suivante:
Séminaire 2011-2012 Sixième séance

Traces géopoétiques d’une fleur sauvage : la solidago et les arts forestiers

Communication présentée au colloque pluridisciplinaire international

Traces du végétal

organisé dans le cadre du programme Confluences de l’Université d’Angers

le 14 juin 2012.

À l’automne 2008, La Traversée, l’Atelier québécois de géopoétique, s’est associée avec l’organisme Territoire culturel, fondé par Domingo Cisneros et Antoinette de Robien, pour réaliser son huitième Atelier nomade, axé sur le thème du végétal. L’objectif initial était « d’explorer les plantes et les mots, de mettre les sens à l’épreuve, de palper les écorces, les feuilles et les mousses, de capter les couleurs et les sons de la forêt […] de confectionner des mets, des objets, des textes, des dessins, des cartes, autrement dit de donner libre cours à la créativité […]. 1» Suite à des discussions avec Domingo Cisneros, artiste d’origine mexicaine et amérindienne vivant au Québec depuis une quarantaine d’années, nous avons décidé d’expérimenter les arts forestiers à partir d’une plante sauvage, la solidago canadensis ou verge d’or, considérée au Québec comme une mauvaise herbe. Elle pousse surtout dans les terrains vagues, en bordure des routes ou dans les champs. D’un commun accord, nous avons choisi d’outrepasser les normes établies par les dictionnaires qui considèrent que le mot « solidago » relève du genre masculin. Comme le nom commun, verge d’or, est féminin, de même que les adjectifs servant à différencier les variétés de solidagos (graminifolia, rugosa, altisima…), nous avons décidé d’assumer ce choix et de continuer à parler de LA solidago.

(Lire la suite ici)