Rencontre à la librairie du Québec à Paris suivie du lancement de « Ville et géopoétique »

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L’urbain en cartes géopoétiques

En collaboration avec Yannick Guéguen. Communication présentée à la Journée d’études « L’urbain en cartes virtuelles » organisée par Annie Gérin et Magali Uhl (CELAT) à l’UQAM le 30 avril 2015.

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Cette conférence présente différentes expériences menées à La Traversée, l’Atelier québécois de géopoétique:
– L’atelier de cartographie dans les ruelles montréalaises animé par l’artiste multidisciplinaire Suzanne Joos. Cette expérience l’a amenée à s’intéresser par la suite aux craquelures d’asphalte et aux trottoirs. Voir l’exposition « Traces et empreintes urbaines » sur son site web: http://www.suzannejoos.com
– La carte-partition du Montréal souterrain réalisée par Yannick Guéguen, membre du collectif Audiotopie et de La Traversée, disponible à l’adresse: https://vimeo.com/118283306
Cette carte sonore cherche à la fois à traduire les impressions sensibles du lieu en rappelant le rythme de la marche grâce à un tempo particulier et aux bruits caractéristiques de l’endroit, et à combler l’absence de cartes des souterrains en proposant une coupe originale, fondée sur une « élévation éclatée ».
Lire la suite: Conf_cartes_RB_YG

Géopoétique, géocritique, écocritique: points communs et divergences

Conférence présentée à la MSH de l’Université d’Angers le mardi 28 mai à 18h en tant que professeure invitée par le laboratoire CERIEC (Centre d’études et de recherche sur imaginaire, écriture et cultures).

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La géopoétique, la géocritique et l’écocritique ont été fondées à quelques années d’intervalle, entre la fin des années 80 et le début des années 2000, en France pour les deux premières et aux États-Unis pour la troisième. Elles ont toutes trois en commun le fait de vouloir replacer le lien entre l’homme et la Terre au centre de la réflexion. Géo-centrée – géo en grec signifie la Terre – ou éco-centrée – oikos, la maisonnée en grec, est à la base du concept d’environnement–, elles ont également comme point commun d’accorder une place prépondérante à la littérature. Ces trois mouvements se sont développés de manière indépendante, sans que de véritables liens se tissent jusqu’à présent. (Lire la suite ici)

Conférences à l’Université d’Angers

http://www.univ-angers.fr/fr/international/actualites/visite-de-rachel-bouvet-professeure-a-l-uqam.html

Représentations de l’espace et genres littéraires

Conférence sur les Représentations de l’espace et les genres littéraires (récit de voyage, roman, récit fantastique) présentée au séminaire « Vers une géographie littéraire? » de Michel Collot et Julien Knebusch à Paris-III (Sorbonne Nouvelle) le 6 avril 2012.
Vous pouvez visionner la conférence sur le site « Vers une géographie littéraire » (il s’agit de la sixième séance) à l’adresse suivante:
Séminaire 2011-2012 Sixième séance

Traces géopoétiques d’une fleur sauvage : la solidago et les arts forestiers

Communication présentée au colloque pluridisciplinaire international

Traces du végétal

organisé dans le cadre du programme Confluences de l’Université d’Angers

le 14 juin 2012.

À l’automne 2008, La Traversée, l’Atelier québécois de géopoétique, s’est associée avec l’organisme Territoire culturel, fondé par Domingo Cisneros et Antoinette de Robien, pour réaliser son huitième Atelier nomade, axé sur le thème du végétal. L’objectif initial était « d’explorer les plantes et les mots, de mettre les sens à l’épreuve, de palper les écorces, les feuilles et les mousses, de capter les couleurs et les sons de la forêt […] de confectionner des mets, des objets, des textes, des dessins, des cartes, autrement dit de donner libre cours à la créativité […]. 1» Suite à des discussions avec Domingo Cisneros, artiste d’origine mexicaine et amérindienne vivant au Québec depuis une quarantaine d’années, nous avons décidé d’expérimenter les arts forestiers à partir d’une plante sauvage, la solidago canadensis ou verge d’or, considérée au Québec comme une mauvaise herbe. Elle pousse surtout dans les terrains vagues, en bordure des routes ou dans les champs. D’un commun accord, nous avons choisi d’outrepasser les normes établies par les dictionnaires qui considèrent que le mot « solidago » relève du genre masculin. Comme le nom commun, verge d’or, est féminin, de même que les adjectifs servant à différencier les variétés de solidagos (graminifolia, rugosa, altisima…), nous avons décidé d’assumer ce choix et de continuer à parler de LA solidago.

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L’atelier nomade ou l’exploration géopoétique de l’espace

Communication présentée au colloque « Géographie et littérature : entre le topos et la chôra », organisé par Christiane Lahaie et Mario Côté, Trois-Rivières, Congrès de l’ACFAS, 9 mai 2007.

Fruit des réflexions menées au sein de La Traversée, l’Atelier québécois de géopoétique, l’atelier nomade se présente comme un lieu de réflexion et de création basé sur le partage des regards et des savoirs. Rappelons tout d’abord que La Traversée a été créée en 2004 suite aux rencontres géo-littéraires ayant eu lieu en 2000 à Sherbrooke, lors du colloque L’espace en toutes lettres, puis en 2003 à Montréal, lors du colloque international Nomades, voyageurs, explorateurs, déambulateurs : les modalités du parcours dans la littérature, dont l’invité d’honneur était Kenneth White, le président-fondateur de l’Institut international de géopoétique. Depuis sa fondation en 1989, l’Institut s’est archipelisé, c’est-à-dire que des Centres ou des Ateliers de géopoétique ont été mis sur pied dans plusieurs pays: en Belgique, en France, en Écosse, en Suisse et en Allemagne notamment. Ils réunissent des poètes, des artistes, des géographes, des enseignants, etc.L’Atelier québécois de géopoétique a ceci de particulier qu’il a été conçu au cœur de l’université, à la jonction de la littérature et de la géographie. Rattaché à Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire de l’UQAM, tout en étant affilié à l’Institut international de géopoétique, ses activités se partagent entre l’université, avec les séminaires, les groupes de recherche, les activités de type académique, et la communauté, avec des conférences-discussions à l’extérieur et, surtout l’organisation d’ateliers nomades. J’aimerais, dans le cadre de cette communication, expliquer ce qu’est un atelier nomade, exposer les raisons qui nous ont conduit à concevoir ce type d’activité, en quoi il relève de la géopoétique et enfin vous présenter les objets singuliers qui découlent de ces rencontres, à savoir les Carnets de navigation. L’atelier nomade est devenu au fil des ans le lieu de prédilection pour la création et la réflexion géopoétiques, nées de l’exploration de différents sites et des échanges entre littéraires, artistes et géographes.

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Sur les traces de Léon l’Africain. Un voyage en solitaire

Une boucle arabo-andalouse déroulant ses étapes en écho à une traversée à la fois vécue et littéraire, celle de Hassan ibn Mohammed Al-Zayyati al-Fasi al-Wazzan, mieux connu sous le nom de Jean-Léon de Médicis, comme le rappelle Amin Maalouf dans son roman historique Léon l’Africain. Ayant fui Grenade après la chute de la ville à la fin du XVe siècle, ce dernier s’était établi à Fès, avant de poursuivre son périple tout autour du bassin méditerranée.

Pour visionner le power point cliquer ici 

Présentation audio

Source du MP3 et du PowerPoint

Des cailloux en chemin

8 juillet 2009, Jardins du Précambrien,
site no 6, installation de Suzanne FerlandL1.
Symposium d’art international d’art in situ, Fondation
Derouin, Val-David.

De loin, on aperçoit des visages de pierre en haut des arbres. Qui est-ce ? Pourquoi ces
troncs ont-ils des têtes humaines ? Comment la pierre peut-elle tenir en équilibre sur des poutres
aussi minces ? De loin, ils semblent nous attendre, postés qu’ils sont de chaque côté du sentier et
placés en vis-à-vis, comme deux sentinelles qui nous invitent à entrer, à condition de passer en
silence sous leurs regards hautains. Plus tard, je saurai ce qu’ils représentent, pourquoi ils sont là,
mais j’aimerais faire durer encore un peu l’énigme de la pierre. Voici donc des cailloux qui
ouvrent le chemin et qui font lever la tête, jusqu’aux plus hautes branches.

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La géopoétique in situ

18 juillet 2009.
Symposium international d’art in situ, Fondation Derouin, Val-David.

Créer un sentier, c’est marquer de façon durable sur le sol l’empreinte de ses pas, c’est choisir une certaine orientation de la marche, c’est déterminer à l’avance les montées et les descentes que le pied des autres foulera, c’est prévoir la direction dans laquelle plongera le regard, c’est louvoyer entre les roches précambriennes pour les faire admirer au passage, c’est ouvrir un espace d’ombre ou de lumière que l’on pourra habiter le temps d’une déambulation.

La plupart du temps, nous pratiquons les chemins sans y penser ; mais en géopoétique, l’idée même du parcours, du mouvement enclenché par la marche —un mouvement qui suscitera chez l’un l’observation, chez l’autre la réflexion, ou encore la rêverie—, cette idée du parcours donc nous occupe au plus haut point. D’ailleurs, si nous avons choisi de nommer notre Atelier de géopoétique La Traversée, c’est entre autres parce que c’est un

« terme plutôt relié à l’espace qu’au travail proprement intellectuel
la traversée du désert, de l’océan, d’un col en haute montagne, des Amériques, des lacs gelés, du Grand Nord, des glaces …
ou encore le fait d’avoir à traverser les approches traditionnelles
pour passer à autre chose, à la géopoétique. […]
la traversée qui est essentiellement mouvement, et la force du regroupement
qui nous permet d’être assez solides, nombreux, complices
pour oser le mouvement de la traversée. 1»

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