Traces géopoétiques d’une fleur sauvage : la solidago et les arts forestiers

Communication présentée au colloque pluridisciplinaire international

Traces du végétal

organisé dans le cadre du programme Confluences de l’Université d’Angers

le 14 juin 2012.

À l’automne 2008, La Traversée, l’Atelier québécois de géopoétique, s’est associée avec l’organisme Territoire culturel, fondé par Domingo Cisneros et Antoinette de Robien, pour réaliser son huitième Atelier nomade, axé sur le thème du végétal. L’objectif initial était « d’explorer les plantes et les mots, de mettre les sens à l’épreuve, de palper les écorces, les feuilles et les mousses, de capter les couleurs et les sons de la forêt […] de confectionner des mets, des objets, des textes, des dessins, des cartes, autrement dit de donner libre cours à la créativité […]. 1» Suite à des discussions avec Domingo Cisneros, artiste d’origine mexicaine et amérindienne vivant au Québec depuis une quarantaine d’années, nous avons décidé d’expérimenter les arts forestiers à partir d’une plante sauvage, la solidago canadensis ou verge d’or, considérée au Québec comme une mauvaise herbe. Elle pousse surtout dans les terrains vagues, en bordure des routes ou dans les champs. D’un commun accord, nous avons choisi d’outrepasser les normes établies par les dictionnaires qui considèrent que le mot « solidago » relève du genre masculin. Comme le nom commun, verge d’or, est féminin, de même que les adjectifs servant à différencier les variétés de solidagos (graminifolia, rugosa, altisima…), nous avons décidé d’assumer ce choix et de continuer à parler de LA solidago.

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