Fin d’automne

Le vert persiste sur les pierres
Quelques fougères s’attardent encore

Suivre du doigt les fractures de la roche
Effleurer les lichens rêches
Sans pouvoir déchiffrer ces cartes abstraites

Caresser la mousse qui se loge partout
Juste pour avoir la sensation d’être là

Un papillon absorbe les nuances du bois mort
La légèreté de la feuille
Le silence du mont

Des feuilles de hêtre solidement accrochées aux branches
Délicatement enroulées sur elles-mêmes
Parchemins retenant leurs secrets

Un cri fait lever la tête
Les outardes en plein ciel

Des centaines d’oies bruyantes et batifolantes
D’une rive à l’autre du lac Hertel
Impatientes de repartir

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